(quiet is the new loud)

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21 juin 2007

"If I could start again
A million miles away
I would keep myself
I would find a way."
(Hurt, Johnny Cash.)

Cette chanson, j'aimerais pouvoir en faire un collier. (Il aurait plus de valeur que le plus pure des diamants.) En faire une couronne que j'exhiberais avec outrance. Un drap de soie contre lequel ma peau frissonnerait. A chaque secousse. A chaque nouvelle note qui s'emporte vers les cimes d'un espoir flamboyant.
Ces temps-ci, je ne trouve pas de meilleur moyen que de m'exprimer bêtement au travers de chansons, de poésies et de musiques dont je ne suis pas l'auteur. Mais, elles s'expriment tellement mieux que n'importe lequel de mes mots!

Death is the road to awe. C'est d'abord quelques soupirs et, au dernier chapitre, des tissus de peau qui se coincent sous les ongles, une gorge qui s'effrite, un coeur qui bat à l'épuisement. Car je le sens épuisé à l'achèvement de ces dix mois. Epuisé. Ce coeur. Ce corps. Cet encéphale palpitant sous les os de mon crâne.
Sur la case chiffrée 9, je relance les dés, distribue les cartes. Espérons que je ne sorte pas perdante à l'issue de cette revanche. Si revanche il y aura.
Dans 12 jours.

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18 juin 2007

I hear the train a comin'
It's rolling round the bend
And I ain't see the sunshine since, I don't know when
I'm stuck in Folsom prison, and time keeps draggin' on
But that train keeps a rollin', on down to San Anton.
When I was just a baby, my mama told me:
Son, always be a good boy, don't ever play with guns.
But I shot a man in Reno, just to watch him die.
Now every time I hear that wistle, I hang my hand and cry
.


I bet there's some rich folks eating in a fancy dining car
They're probably drinkin' coffee and smokin' big cigars
Well I know I had it coming, I know I can't be free.
But those people keep a movin',
And that's what tortures me
.


Well if they'd free me from this prison,
If they railroad train was mine,
I bet I'd move a little further down the line,
Far from Folson prison that's where I want to stay
And I'd let that lonesome whistle blow my blues away.




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11 juin 2007

I wish.

Et je trépigne, je trépigne. Dans l'impatience que tout ceci se termine. Ce bout de papier en poche.

Puis nous nous retrouverons, sur le quai de la gare. Un baisé volé. Tes bras qui me saisissent. L'étreinte de la tendresse. Puis nous compterons les jours qui nous séparent du fameux tant attendu, étendus sur le matelas. Enthousiaste, je ferais la liste de tout ce qu'il me faudra dépenser. Argent gagner au dur labeur de mes mains. Je vois d'ici des rangées de titres. Ce sera notre petite fierté personnelle. Des croquis qui s'étalent sur le sol, qui se cramponnent aux murs. Des portraits, des crayons, des couleurs. Ce sera ma petite fierté personnelle. Je vois déjà ce nid douillet au coin d'une fenêtre, éclairé seulement par la lumière d'un réverbère. Je vois ces suites de milliers de lettres s'afficher en pixels, l'imprimante gavée de récits ébauchés, jamais achevés. Mes yeux cernés à minuit. Une tasse de café refroidi. Tes mains qui se pose sur mes épaules. Puis ce serait l'inconscience. Je vois nos deux corps avachis sur un lit. Jouissants du silence et de leur solitude. Comme deux êtres seuls au monde. A la fois étrangers et méprisants. Satisfaits de leur bonheur et persuadés qu'il n'y a pas de volupté plus pure que la leur. Je vois tout ça d'ici et pleins d'autres choses encore. 

Maintenant. Depuis ces secondes qui s'égrènent et me conduisent vers ce fameux tant attendu. Mais je crois que le temps aime jouer avec moi. Il se plaît à me faire languir quand il ne s'empresse pas de me ravir le plaisir qu'il me procure, parfois. Le temps est le plus terrible des amants. Seul son chemin compte. Peu importe ce qu'il emporte sur son passage, ou ce qu'il n'emporte pas. Alors je cris, je cris, parce qu'il semble m'avoir oublier. Quelque part entre les sables de l'ennui et de la langueur. Là où je ne suis bonne à rien, si ce n'est errer. Errer, crier et prier. Dans l'attente insoutenable de tout quitter pour te rejoindre. Pour une place à bord, seule avec toi.

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27 mai 2007

Lover, i don't have to love


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"You write such pretty words
But life's no storybook
Love's an excuse to get hurt and to hurt
_Do you like to hurt?
_I do! I do!
_Then hurt me! Hurt me!"

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Mémoires d'un fou.

" Toi, libre! Dès ta naissance, tu es soumis à toutes les infirmités paternelles, tu reçois avec le jour la semence de tous les vices, de ta stupidité même, de tout ce qui te fera juger le monde, toi-même, tout ce qui t'entoure, d'après ce terme de comparaison, cette mesure que tu as en toi. Tu es né avec un petit esprit étroit, avec des idées faites ou qu'on te fera sur le bien et le mal. On te dira qu'on doit aimer son père et le soigner dans sa vieillesse: tu feras l'un et l'autre, et tu n'avais pas besoin qu'on te l'apprît, n'est-ce pas? Cela est une vertu innée comme le besoin de manger; tandis que, derrière la montagne où tu es né, on enseignera à ton frère à tuer son père devenu vieux, et il le tuera, car cela, pense-t-il, est naturel, et il n'était pas nécessaire qu'on le lui apprît. [...] Est-tu déjà libre des principes d'après lesquels tu gouverneras ta conduite? Est-ce toi qui présides à ton éducation? Est-ce toi qui as voulu naïtre avec un caractère heureux ou triste, phtisique ou robuste, doux ou méchant, moral ou vicieux?

Mais d'abord, pourquoi es-tu né? Est-ce toi qui l'a voulu? T'a-t-on conseillé là-dessus? Tu es donc né fatalement [...]. Quelque grand que tu sois, tu as d'abord été quelque chose d'aussi sale que de la salive et de plus fétide que de l'urine, puis tu as subi des métamorphoses, comme un ver, et enfin tu es venu au monde, presque sans vie, pleurant, criant, fermant les yeux, comme par haine pour ce soleil que tu as appelé tant de fois. On te donne à manger: tu grandis, tu pousses comme la feuille, c'est bien par hasard si le vent ne t'emporte pas de bonne heure, car à combien de choses es-tu soumis? A l'air, au feu, à la lumière, au jour, à la nuit, au froid, au chaud, à tout ce qui t'entoure, tout ce qui est; tout cela te maîtrise, te passionne; tu aimes la verdure, mes fleurs et tu es triste quand elles se fanent; tu aimes ton chien, tu pleures quand il meurt; une araignée arrive vers toi, tu recules de frayeur; tu frissonnes quelque fois en regardant ton ombre, et lorsque ta pensée elle-même s'enfonce dans les mystères du néant, tu es effrayé et tu as peur du doute.

Tu te dis libre, et chaque jour tu agis poussé par milles choses, tu vois une femme et tu l'aimes, tu meurs d'amour. Es-tu libre d'apaiser ce sang qui bat, d'apaiser ces ardeurs qui te dévorent? Es-tu libre de ta pensée? Mille chaînes te retiennent, mille aiguillons te poussent, mille entraves t'arrêtent. Tu vois un homme pour la première fois, un de ses traits te choque, et durant ta vie tu as de l'aversion pour cet homme, que tu aurais peut-être chéri s'il avait eu le nez moins gros. Tu as un mauvais estomac et tu es brutal envers celui que tu aurais accueilli avec bienveillance. Et de tous ces faits découlent ou s'enchaînent aussi fatalement d'autres séries de faits, d'où d'autres dérivent à leur tour.

Est-tu créateur de ta constitution physique ou morale? Non, tu ne pourrais la diriger entièrement que si tu l'avais faite et modelée à ta guise.

Tu te dis libre parce que tu as une âme. [...] Quand même tu croirais que oui, en es-tu sûr? Qui te l'a dit? Quand, longtemps combattu par deux sentiments opposés, après avoir bien hésité, bien douté, tu penches vers un sentiment, tu crois avoir été le maître de ta décision. Mais, pour être le maître, il faudrait n'avoir aucun penchant. Es-tu le maître de faire le bien, si tu as le goût du mal enraciné dans ton coeur, si tu es né avec de mauvais penchants développés par ton éducation; et si tu es vertueux, si tu as horreur du crime, pourras-tu le faire? Es-tu libre de faire le bien ou le mal? [...] Voyons comment cette âme, comment cette conscience est élastique, flexible, comme elle est molle et maniable, comme elle se ploie facilement sous le corps qui pèse sur elle, comme cette âme est vénale et basse, comme elle rampe, comme elle flatte, comme elle ment, comme elle trompe! C'est elle qui vend le corps, la main, la tête et la langue; c'est elle qui veut du sang et qui demande de l'or, toujours insatiable et cupide de tout dans son infini. Elle est au milieu de nous comme une soif, une ardeur quelconque, un feu qui nous dévore, un pivot qui nous fait tourner sur lui.

Tu es grand, homme! [...] Non par le corps, sans doute, mais par cet esprit qui t'a fait, dis-tu, roi de la nature; tu es grand, maître et fort. [...] Mais hélas, la terre que tu remues, revient, renaît d'elle-même, tes canaux se détruisent, tes fleuves envahissent tes champs et tes villes, les pierres de tes palais se disjoignent et tombent d'elles-même, les fourmis courent sur tes couronnes et sur tes trônes, toutes tes flottes ne sauraient marquer plus de traces de leur passage sur la surface de l'océan qu'une goutte de pluie et que le battement de l'aile de l'oiseau. Et toi-même, tu passes sur cet océan des âges sans laisser plus de traces de toi-même que ton navire n'en laisse sur les flots. Tu te crois grand parce que tu travailles sans relâche, mais ce travail est une preuve de ta faiblesse. Tu étais donc condamné à apprendre toutes ces choses inutiles au prix de tes sueurs, tu étais esclave avant d'être né, et malheureux avant de vivre! [...] Comprends-tu toi-même la valeur des mots dont tu te sers...? Ils sont plus vastes que toi et tout ton globe.

Tu es grand et tu meurs comme le chien et la fourmi, avec plus de regrets qu'eux et tu pourris [...]. Tu te respectes et tu t'honores comme un Dieu, tu as inventé l'idée de dignité de l'homme, idée que rien dans la nature ne pourrait avoir en te voyant; tu veux qu'on t'honores et tu t'honores toi-même, tu veux même que ce corps, si vil pendant sa vie, soit honoré quand il n'est plus. Tu veux qu'on se découvre devant ta charogne humaine, qui se pourrit de corruption, quoique plus pure encore que toi quand tu vivais. C'est là ta grandeur.

Grandeur de poussière, majesté du néant! "

(Remarquable) Gustave Flaubert.

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25 avril 2007

Les feuilles mortes.

Inconsciente. Tes pieds nus sur l’asphalte. Tu marches, tu cours. Prisonnière de tes mouvements immobiles. La chaleur fait suer tes paupières qui pleurent. Tu cris. Mais il n’y a rien que le silence. Il cogne contre les parois invincibles de ta cellule. Ta peau s’écaille. Un vieux parchemin parsemé aux «... et se perd », « si je...mais ». Ils tapissent les murs rongés au néant de la scène poussiéreuse de ton innocence. Maintenant, le velours des sièges et du rideau est d'un jaune passé. Passé, comme les échos d’un rire insouciant, méprisante mélodie dont le cœur s’abreuve avec avidité. Un cœur gonflé à tes chimères absurdes. Ignorance. Le monde n’est pas à tes pieds. Descends de ta nébuleuse, ôte ta couronne. Il est temps de vomir tes prétentions, vomir tes illusions. Ces eaux douces dans lesquelles tu reposes depuis trop longtemps, les après-midi baignés de soleil. Je vais t’apprendre la réalité. Grandis. A coup d’échec, à coups de larmes. Grandis. Douce allégorie de la désillusion. Les cendres de ton regard éteint maquillent tes yeux. Du noir qui suinte de tes paupières en sueur. La goutte s’échappe. Dans sa fuite, elle trace un chemin tortueux qui s'imprime sur ta joue. Tu marches, tu cours. Prisonnière de tes mouvements immobiles. Première leçon : on ne sème pas le temps. Il a le pouvoir absolu. Il te perd, il te retrouve, il te retient. Un fleuve au courant imprévisible. Il dilue l’encre de tes souvenirs inscrits autrefois, sur ce vieux parchemin râpé. Ta peau s’écaille. Aussi terne, que ces photos coincées dans leur cadre. On ne sème pas le temps. Que ces notes fades sur le papier. On ne sème pas le temps. Tu te retournes sur ton reflet et tu te dis que, c’est drôle à la fin, tu n’es rien. Très drôle. Surtout quand on pensait être quelqu’un, au début. Puis maintenant, tu ne cours plus. Il ne reste que les échos d’un piano derrière le rideau de velours passé et toi, quelque part entre les sièges vides de cette salle vide. Ta cellule. Essoufflée d’avoir trop crié. Vide.

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18 avril 2007

Come on baby, light my fire.

Tu moules entre tes mains mes délices, mes larmes. Chaque jour de cette vie, tu le construis avec tes dix doigts. Un château de cartes qui s’effondrerait le temps d’un souffle, c’est aussi léger que tes lèvres sur mes cils.  La vie en rose calciné, les heures et les minutes ne sont plus que les cendres froides d’un feu qui s’enflamme en frénésie quand tu es là pour attiser l'incendie. Quand tu es là. Je ne suis plus cette pâle vapeur écorchée aux lacrymales, ce spectre exsangue qui te cherches. Qui erre à ta rencontre, sans couleur, à travers la brume silencieuse d’un labyrinthe aux murs lépreux. Envoutée, je m’abandonne aux songes perlés de sueur que tu m’inspires. Je te ressens. La nuit, la chaleur de nos corps inconscients qui se brûlent et se frôlent.  La nuit. Entre les rayons électriques des réverbères, vers mon ombre tu ouvres une étreinte avide d’une douceur au goût de miel. Je n’ai plus aucun attachement, aucun désir, aucune ambition qui ne soit plus intense que ce besoin de m’accrocher à celui par qui je subsiste. Qui dresse ses puissantes murailles pour protéger cette poupée en détresse. Une poupée qui ne vit qu’à séquestrer ton cœur pour mieux lui succéder. Puis il y a l’absence. En m’échappant, tu t’empares de l’énigme de mes souffles, de la force de ma raison. Papiers froissés et lambeaux de lèvres, tissus glacés imprégnés aux sanglots.

Maintenant on sait comment griser d’un sort le cœur d’une poupée de chiffon.

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07 avril 2007

Little Miss Sunshine

(dans le genre, awesome) 
<333

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28 février 2007

Automatic script.

wounded_man_Gustave_Courbet

On a découvert un caillou d'amertume dans ce morceau de chair palpitante. Qui cogne, éjacule de mon sang. J'aimerais m'allonger à côté de ce wounded man. Avant qu'il meurt, mes doigts glisseraient sur sa peau et ma bouche contre la sienne aspirerait son dernier souffle. Je lui réciterais le poème qu'il m'a écrit quelques années plutôt, et mes larmes s'écraseraient sur ses joues glacées. J'aimais bien l'odeur de cigarette sur son col et l'odeur aigre de l'alcool dans ses expirations.
Les livres qui s'étalent, s'entassent. Les vêtements dans la poussière que l'on ne porte plus. Des feuilles volantes, les restes plastiques de nos petites faims. Un verre sur la table de nuit. Un bol sur le bureau. Les effluves de nos parfums qui se mélangent. Les échos de nos rires contre les murs. Nos peaux qui frissonnent dans ton lit glacé. Et maintenant l'impression qu'aucun des détails de ce tableau, ne compte. Cette simplicité touchante qui nous caractérise. Comme si je n'en avais plus rien à foutre. Parce que je me laisse trop facilement emporter par mes sentiments antithétiques. Parce que je me perd, dans ce morceau répugnant de chair palpitante qui cogne et éjacule de mon sang.
L'homme est-il par nature un être religieux? L'homme est par nature un être tourmenté, un paumé et un con.
Sally wants a change in her bloody boring life, in her bloody boring mind. Sally wants to know.
"Now follow me always into the sky, where we reach the stars", tu pourrais me pleurer ces mots?
Je valse bouche contre bouche avec Amadeo.
L'amour sur du Chopin ou du Brahms.
La ballade de Jack et Rose.
Et dans le coin en haut à gauche de ma feuille de brouillon:
"Je veux, je veux, je veux..." Devine. Toi, toi et toi.
Et quoi? Plus qu'un petit mois avant que je puisse t'embrasser sur le nez, poser mes mains contre ton torse quand tes bras m'enserrent sur le quai de la gare. Je veux.
Puis dans un soupir, tu me dis que tout ça, c'est trop. "Je te trouve trop vivante".
J'aimerais bien, une fois, pour essayer, de tout envoyer valser. Avec eux. Rien qu'avec toi.
J'y arrive pas.

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05 février 2007

Cashback.

cashback

" J'en étais à ma quatrième semaine d'insomnie. J'avais oublié Suzy. Je revivais au présent. Mes veilles forcées ne limitaient pas l'effet du temps. Les minutes devenaient des heures, les heures devenaient des jours et les jours allaient nourrir le fleuve du temps.
La blessure c'est que le temps s'envole; le remède, c'est de le piloter.
Désormais, j'étais obsédé par Sharon. Je la dessinais et la redessinais sans cesse. Sa peau laiteuse, sa fine silhouette... Dans ses yeux je pouvais voir le monde. Je l'imaginais échappant aux néons blafards du supermarché, en route pour l'Amérique du Sud, réalisant ses rêves. Elle me demandait de la suivre et nous partagions nos rêves; elle qui aimait les gens, moi qui aimait les peindre. "

Posté par Apoptygma à 09:54 - Permalien [#]



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